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Una de Tarkovsky

2012 junio 14

“un aire de antaño canta y se querella
en la diminuta cámara suntuosa
en donde palpitan los perfumes de Ella

Paul Verlaine

 Hay un cine y una calle. Una calle corriente de una ciudad cualquiera, con una multitud de transeúntes y de ruidos urbanos –el ladrido agudísimo e imbécil de un chiwawa que pasea a una señora gorda, el estrépito chirriante de un autobús en frenada, un tipo desaliñado que grita desde la otra acera: Struggle for a live!!-.

 Una pareja se detiene a mirar la cartelera. Ella va como colgada del suéter de Él, ese suéter de rayas que huele a tristeza y a tabaco de liar, y que… -Le queda tan bien – piensa mientras él está que si Bergman, que si Tarkovsky, dale con el neorrealismo italiano, dale con Visconti, etc. y sonríe porque en el fondo le aburren esas películas antiguas en las que casi siempre se queda dormida, y él, entonces, se siente caer como por un agujero, y la agarra, la huele mientras duerme, porque siente como que resbala en un pozo hecho de algo que nada tiene que ver con la materia, la respira profundo y huele a tierra-hembra, y a mar, a fruto de mar que huele a sexo florecido, y a arrollo, entonces él sabe que la quiere porque huele a tierra-hembra y a mar, y a promesa de la espuma, y a ola… y sucede que se salva en ese instante, y el agujero/pozo se deshace bajo su culo.

 -¿Porqué no ponen nunca éstas películas en los cines? ¡Dios!, la cartelera es terrible, abominablemente detestable.

 Y continúan caminando ya que de todos modos no tienen dinero para el cine, pero no les importa porque saben que pasear, que soñar, que hacer el amor es gratis. Y se van a sentar a un parque donde seguramente es otoño y él enciende un cigarrillo y calla. Unos niños alborotan lejos mientras sus madres fingen ignorarse leyendo revistas atroces de esas que llaman del corazón. Ambos, miran las hojas secas del parque mientras ella dice no se qué de su padre, y él la envidia un poco porque puede mirar las hojas y ver las hojas, vivir-las-hojas, sin pensar estúpida, necesariamente en Pissarro, en Verlaine, en Yves Montand, en C’est une chanson qui nous ressemble/ Toi, tu m’aimais et je t’aimais, y toda esa cultura/basura-mental que lo tiene siempre en guardia, como esquivando realidades paralelas. Pasa un perro callejero y se para junto a ellos que lo acarician –Mira, que simpático ¿No te gustaría tener uno? Parece tan sucio, tan abandonado- y él asiente, porque claro que le gustaría cuidar un perro, y una casa propia o de alquiler, y un trabajo, y a ella, amantísima, que también cuidara de él, de su trabajo, de la casa y del perro, Et nous vivions tous deux ensemble/ Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais, y así dejaría de perder el tiempo en las ciudades, que son la misma con el tiempo, y de huir, y de pensar en canciones tristes y en gatos en los tejados de Luxemburgo… El perro le arrima el lomo, y él lo sigue acariciando, cada vez con más intensidad, con ritmo vívido, creciente, Mais la vie sépare ceux qui s’aiment/ Tout doucement, sans faire de bruit, y vuelve a sentir esa desmaterialización en las posaderas, ese horror vacui que le empieza por el culo como un vértigo del intelecto, Et la mer efface sur le sable/ Les pas des amants désunis, y el viento del norte que arrastra les feulles mortes, y el día gris a las orilla del Oise de Pissarro, y todo Verlaine, y el perro al que acaricia ya con vehemencia, y el agujero/pozo que lo absorve como al agua que traga el lavabo, y ella que irrumpe de pronto:

-¡Que te pasa! ¿Estás llorando?

Y él que replica:

-No. Mejor vayámonos a casa a ver una de Tarkovsky.

 

  • angy

    Et je repense à toi les yeux fermés
    J’attends que ton souffle vienne m’emporter
    J’ai les mains vide et le coeur avide de toi de toi
    Si tu savais à qu’elle point je t’aimais
    Otage de mes deux bras à jamais

  • nayansi

    Brutal…
    Donnes moi de quoi tenir tenir
    Je ne veux pas dormir dormir
    Laisses moi venir le jour…

    Notre vie à deux s’arrête donc là
    Dans les grandes plaines des peines à jouir
    D’une vie qui ne veut plus rien dire

    J’espère ne plus jamais faire souffrir quelqu’un
    comme je t’ai fait souffrir…

    Je n’étais qu’un mauvais présage
    On s’est aimé
    Puis vint l’orage
    Moi qui aimais tellement ton sourire…
    J’espère ne plus jamais faire souffrir quelqu’un
    comme je t’ai fait souffrir…

    Pourquoi pourquoi même quand les gens s’aiment
    Il y a, il y a toujours des problèmes ?

    Fallait pas qu’on se connaisse
    Fallait pas qu’ion soit deux
    Fallait pas s’rencontrer et puis tomber amoureux

    Notre vie à deux s’arête donc là
    Là où les dieux ne s’aventurent pas
    Moi qui aimais tellement ton sourire…

    Pourquoi pourquoi même quand les gens s’aiment
    Il y a, il y a toujours des problèmes ?

    Moi qui aimais tellement ton sourire
    Je n’entends plus que tes soupirs
    J’espère ne plus jamais faire souffrir quelqu’un
    comme je t’ai fait souffrir…
    Moi qui aimais tellement ton sourire
    Je n’entends plus que tes soupirs

    Donnes moi de quoi tenir tenir
    Je ne veux pas dormir dormir
    Laisses moi venir le jour…

    Il est minuit à Tokyo
    Il est cinq heures au Mali
    Quelle heure est-il au paradis ?

  • nayansi

    On voit des autoroutes, des hangars, des marchés
    De grandes enseignes rouges et des parkings bondés
    On voit des paysages qui ne ressemblent à rien
    Qui se ressemblent tous et qui n’ont pas de fin

    Rendez-nous la lumière, rendez-nous la beauté
    Le monde était si beau et nous l’avons gâché
    Rendez-nous la lumière, rendez-nous la beauté
    Si le monde était beau, nous l’avons gâché

    On voit de pleins rayons de bêtes congelées
    Leurs peurs prêtes à mâcher par nos dents vermillon
    On voit l’écriture blanche des années empilées
    Tous les jours c’est dimanche, tous les jours c’est plié

    On goûte au pieux mensonges des cieux embrigadés
    Tant de vies sacrifiées pour du cristal qui ronge
    On voit des fumées hautes, des nuages possédés
    Des pluies orange et mauves donnant d’affreux baisers